CHIRURGIE SPECIALISEE DE LA HANCHE

CHIRURGIE  SPECIALISEE  DE  LA  HANCHE
CHIRURGIE  SPECIALISEE  
DE  LA  HANCHE
CHIRURGIE
SPECIALISEE  
DE  LA  HANCHE
Aller au contenu

Menu principal :

Révision prothétique


 
REVISION DE PROTHESE DE HANCHE



 

La révision de prothèse de hanche, qu’elle soit réalisée pour un problème d’usure, de descellement aseptique, ou pour un autre motif, consiste à changer la ou les parties de la prothèse qui est (sont) usée(s) ou descellée(s) ou problématique(s).

 
Pour cela il faut dans un premier temps procéder à l'ablation de ces composants prothétiques.
Il faut parfois enlever également, pour des raisons de compatibilité  entre matériaux, la partie prothétique qui n’est pas forcément problématique.
 
Le retrait de ces composants prothétiques peut être très simple, mais il peut également parfois nécessiter de réaliser des gestes osseux complémentaires, tels l’ostéotomie ou le fenêtrage fémoral.

La prothèse enlevée, il faut préparer (voire reconstruire si nécessaire) le support osseux de la future prothèse.
Il peut être nécessaire de combler des pertes osseuses, des cavités parfois très importantes par des greffes osseuses : ces greffes peuvent être prélevées de votre bassin (autogreffe, appelée également greffe autologue), mais le plus souvent elles correspondent à de l’os de banque sécurisé, stérilisé (greffes homologues), ou encore de substituts osseux.

Pour renforcer le bassin qui a parfois été endommagé par la prothèse défectueuse, une armature métallique peut être positionnée sous la future prothèse. Quelquefois, lorsque la planification 3D pré-opératoire montre que la perte de substance osseuse est majeure, il peut être conçu des supports voire même des implants prothétiques spéciaux, sur mesure.

La mise en place de la nouvelle prothèse est alors possible.


Votre chirurgien vous expliquera les différentes étapes de cette intervention qui demande généralement un temps opératoire plus important que lors d'une première prothèse, 1 heure, 2 heures et jusqu’à 3 heures de plus dans les cas les plus difficiles...
 
Votre chirurgien (tout comme le médecin anesthésiste) vous détaillera tous les principes, les modalités, les objectifs, les inconvénients et les risques liés à cette intervention de révision de PTH.


 
Il est certain que (compte tenu de la complexité de certaines révisions de prothèse) que les risques sont théoriquement plus importants que pour une première intervention. Le travail de votre chirurgien orthopédiste et de votre anesthésiste consiste à tout mettre en œuvre lors de la planification, de la préparation et de la réalisation de l’acte chirurgical pour que les risques de votre échange de prothèse soient réduits au maximum, et qu'en cas de survenue, ces complications entraînent un minimum de conséquences.
 


 
Quels sont ces risques opératoires ?
 

Un risque spécifique à ces chirurgies de changement de prothèse est la survenue d’une petite fracture osseuse lors de l'ablation de la première prothèse ou de son ciment, ainsi que lors de la préparation ou la mise en place de la nouvelle prothèse ; cette fragilisation osseuse peut nécessiter une réparation (ostéosynthèse) par cerclage métallique, vis ou plaque.

D’autres complications, rares mais malgré tout plus fréquentes en cas de révision prothétique que lors d'une arthroplastie de hanche première intervention, peuvent concerner les structures vasculaires et nerveuses : très rarement peuvent ainsi survenir l’atteinte accidentelle d'un vaisseau ou bien d'un nerf, notamment le nerf sciatique.


Trois complications classiques peuvent apparaître dans les suites de l'intervention ; des mesures de prévention sont systématiquement prises pour éviter leur survenue :

- la phlébite et l’embolie pulmonaire : un ou plusieurs caillots (bouchons de sang coagulé) formés dans une veine de la jambe ou de la cuisse (phlébite = thrombose veineuse profonde) causent des douleurs à ce niveau ; ces caillots peuvent parfois  migrer vers le coeur, puis vers le poumon (embolie pulmonaire).
 
La formation de ces amas de sang coagulé dans les veines peut être évitée par un traitement anticoagulant préventif (administré sous la forme de comprimés ou de petites injections d’héparine réalisées sous la peau). Le port de bas de contention permet également d’éviter ces complications « thrombo-emboliques ».

- l'infection : elle reste la complication la plus redoutée. Toutes les précautions sont prises avant, pendant et après l’intervention, surtout en cas de révision de prothèse. Un traitement antibiotique est systématiquement administré au début de l’intervention chirurgicale.
 
Si la révision prothétique est réalisée pour un problème d’infection, le risque infectieux est encore plus important et nécessite un traitement antibiotique.
 
Après votre retour à domicile et tout au long de votre vie, vous devrez par ailleurs en cas d'infection (peau, poumons, urines, dents, etc...) systématiquement consulter votre médecin traitant et éventuellement prendre des antibiotiques pour éviter à un microbe de passer dans le sang et venir coloniser votre nouvelle prothèse articulaire.

- la luxation de prothèse : lorsque la tête de la tige fémorale se "déboîte" du composant prothétique situé dans le cotyle, on parle de luxation de prothèse.
 
Ce risque est lui aussi plus important en cas de révision de prothèse que lors d’une première chirurgie orthopédique, car les tissus (ligaments, muscles, etc) autour de l'articulation ont pu être détériorés lors de la première puis lors de la seconde intervention chirurgicale, ce qui justifie parfois la mise en place de prothèses spécifiques (mais tout à fait fonctionnelles) qui ont un risque beaucoup plus faible de se luxer (cupule à double mobilité).
 
Si elles surviennent, ces luxations nécessitent de remettre la tête de la prothèse fémorale dans la cavité acétabulaire, le plus souvent sous une brève anesthésie générale : une manipulation de la jambe permet dans quasiment tous les cas de « réduire la luxation » sans devoir réopérer.
 
Pour éviter ces luxations il faut suivre les recommandations de prudence que vous prodiguera votre chirurgien. N'hésitez pas à le questionner et à  interroger en complément votre kinésithérapeute pour connaître les mouvements à éviter absolument, au moins durant les huit premières semaines qui suivent la pose d’une PTH. Après cette première période, en principe les risques de luxation seront beaucoup moins importants, autorisant une vie normale.
 

 


L'hospitalisation dure généralement 5 à 15 jours (intervention + suites) selon les cas, parfois davantage.
Les douleurs sont généralement modérées et désormais grandement minimisées par le recours aux médicaments ou à des protocoles antalgiques.
Questionnez votre médecin anesthésiste au sujet de la prévention des douleurs en post-opératoire.

La reprise de la marche, d'abord avec un déambulateur, puis deux cannes et rapidement une seule canne, dépend des gestes réalisés durant l'intervention. Le délais de reprise de marche vous sera précisé par votre chirurgien, et contrôlé par le kinésithérapeute durant et après votre séjour.

Le séjour en centre de rééducation n’est pas obligatoire mais reste fréquent après la révision d’une prothèse de hanche...
 
Le retour à domicile est régulièrement possible ; la rééducation nécessitera des soins par un kinésithérapeute (qui passera à domicile initialement si besoin) au sein de son cabinet.

 
La reprise des activités usuelles se fera progressivement. La reprise d'activités professionnelles, voire sportives dans certains cas, dépend de chaque personne et de la nature du travail, ainsi que de la gravité de l'intervention pratiquée : il faudra questionner votre chirurgien à propos de ces modalités de reprise d'activités.
Généralement, la reprise de toutes les activités est moins rapidemnt obtenue que pour une première prothèse, mais il arrive de plus en plus souvent, surtout si la révision de prothèse a été effectuée assez tôt avant que l'étendue des dégâts osseux ne soit trop importante, que la reprise d'une vie normale soit constatée après quelques semaines ou mois.

Il faut bien noter qu'une visite de contrôle, accompagnée de la réalisation de radiographies, est absolument indispensable, à intervalles réguliers, selon les recommandations de votre chirurgien, et en principe au moins à 1 an, 2 ans,  5 ans, 7 ans   puis ensuite une fois tous les deux ans, et ceci  si tout va bien.
En effet, des modifications osseuses peuvent survenir autour de la hanche réopérée, et au niveau de la prothèse elle-même (usure, kystes réactionnels, bascule, nouveau "descellement"....), n'entraînant pas obligatoirement des douleurs ou une diminution de votre activité. Il est essentiel de reconnaître ces complications pour les soigner dans les meilleures conditions. Quoi qu'il en soit il vous faudra consulter votre médecin (avec ensuite si besoin avis de votre chirurgien) en cas de survenue par la suite de douleurs ou de limitation de vos activités.
 
 
 



La chirurgie orthopédique profite de toutes les avancées technologiques et médicales.
Les nouvelles prothèses de hanche, dont la fixation et la résistance à l'usure ont été très fortement améliorées, peuvent ainsi fonctionner de façon très satisfaisante durant de nombreuses années, mais parfois une révision prothétique est nécessaire , avec échange partiel ou complet de la prothèse, selon les principes énoncés dans cette fiche d'information.
 
Plus cette révision est effectuée précocement et meilleurs seront les résultats, avec un geste chirurgical moins lourd...
 
Comme pour l'usure des freins d'un véhicule automobile, il vaut mieux remplacer à temps les plaquettes que de devoir échanger les disques.
 
Il faut savoir néanmoins que le risque de devoir effectuer dans quelques années une nouvelle révision de votre prothèse n'est pas impossible, et cela justifie d'autant plus un contrôle régulier auprès de votre chirurgien.
 
 
 
Radiographie : PTH de Révision  (cause de la RPTH : descellement)
Radiographie : PTH "primaire"   (problème initial : coxathrose douloureuse)
Changement de prothèse de hanche
Prothèse Totale de Hanche simple


  POUR EN SAVOIR DAVANTAGE :




Retourner au contenu | Retourner au menu