CHIRURGIE SPECIALISEE DE LA HANCHE

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Révision prothétique



REVISION DE PROTHESE DE HANCHE POUR USURE




 
Une prothèse de hanche a été implantée dans votre corps voici quelques années…

Une prothèse articulaire fonctionne en principe durant une très longue période.

Une prothèse totale de hanche (PTH) est constituée de pièces artificielles dont le bon fonctionnement va dépendre essentiellement de deux facteurs : la fixation à l’os des pièces de la prothèse (composants prothétiques) et le mécanisme d'articulation des pièces entre elles (surfaces de contact).

Il peut arriver après un temps variable que l'on observe une dégradation d'un de ces deux facteurs essentiels, et qu'il soit nécessaire d'envisager un échange d'une ou plusieurs pièces de votre prothèse de hanche («  révision prothétique »).



Les causes de révision prothétique sont :
 
- Soit une déstabilisation du composant prothétique, inséré dans le fémur (tige) ou dans le bassin (cupule) : on parle alors de "descellement de prothèse"

- Soit une infection de la prothèse, avec ou sans descellement

- Soit un problème d'usure des pièces articulaires (au niveau des surfaces mobiles en contact) et en particulier de la pièce intermédiaire située entre la tête fémorale et la cupule métallique insérée dans la bassin : cette "cupule" ou "insert cotytoïdien" est généralement constituée dans ce cas d'une matière plastique très dure, le polyéthylène.

 
o L'insert cotyloïdien lui-même peut s'user de façon parfois très importante, et peut finir par se rompre, aboutissant donc à un contact direct de la tête de la pièce fémorale contre le métal de la cupule fixée dans le bassin (=pièce cotyloïdienne ou acétabulaire) : il se libère alors massivement, à chaque pas, des millions de particules métalliques nocives pour l'articulation et pour les tissus tout autour. L'articulation devient très inflammatoire et les douleurs peuvent alors être intenses même au repos.

o l’insert cotyloïdien qui s’use peut poser problème même si l’usure est modérée : la congruence (l’emboîtement) entre la tête fémorale et ce composant cotyloïdien est moins bonne et des problèmes d’instabilité prothétique peuvent apparaitre (luxation de la prothèse de hanche)

o Un autre problème peut survenir, non pas au niveau de l’insert mais au niveau des structures osseuses fémorales et acétabulaires : la libération des particules de polyéthylène dans l’articulation et tout autour peut entraîner chez certains patients des réactions locales inflammatoires (un peu similaire à une réaction allergique) qui vont petit à petit dégrader le tissu osseux. Cette destruction osseuse appelée ostéolyse se manifeste souvent par l’apparition de « trous » dans l’os, les kystes osseux.

o Le risque de laisser évoluer cette usure des pièces articulaires et cette ostéolyse est grand car les structures osseuses peuvent fortement se dégrader tout autour de l'articulation, et les parties molles contaminées par les fragments métalliques peuvent devenir extrêmement inflammatoires.
Première conséquence, si l’os acétabulaire ou fémoral est très altéré, la prothèse de hanche peut progressivement (voire parfois plus brutalement) se desceller.
Deuxième conséquence, en cas de révision prothétique, les réparations chirurgicales (remplacement de prothèse et reconstruction osseuse) peuvent se révéler très difficiles. Le problème est un peu similaire à la reconstruction d'une maison , qui serait particulièrement compliquée si le sol était creusé de multiples cavités  ou s'il est composé de sables mouvants...
 
 

Il est évident qu'un tel fonctionnement anormal de l'articulation en cas de descellement entraîne progressivement des douleurs, d'abord simplement à la marche ou à la reprise d'activités, puis continuelles, avec apparition de douleurs nocturnes.
 
Ces douleurs sont généralement situées au pli de l’aine, comme celles présentes avant la première prothèse de hanche, mais peuvent se manifester au niveau du genou ou de la région fessière.

Les activités sont perturbées, et notamment la marche, avec boiterie et parfois  obligation d’utiliser des cannes. De même la pratique des escaliers est limitée, avec gêne fréquente lors des activités usuelles.
 
La hanche peut s'enraidir et en particulier certains mouvements ne sont plus possibles, comme faire pivoter la jambe vers l'intérieur.
Le mauvais fonctionnement de l’articulation de la hanche peut en outre retentir de façon très défavorable sur les articulations adjacentes, et notamment la partie basse de la colonne vertébrale.



Les radiographies vont confirmer les dégâts au niveau de la prothèse et de sa fixation, et au niveau des structures osseuses voisines.
 
Un scanner peut être nécessaire pour définir l'étendue des pertes osseuses.
D’autres examens seront probablement prescrits, tels qu’un bilan biologique, une scintigraphie ou encore une ponction articulaire.



Si les conséquences de l’usure prothétique sont marquées, votre chirurgien pourra vous proposer de remplacer (partiellement ou complètement) cette prothèse : c'est l’intervention de révision de prothèse de hanche.


Usure de l'implant acétabulaire et de la cupule en polyéthylène
Usure de la cupule acétabulaire en polyéthylène
Radiographie de PTH :
Usure de la partie supérieure du composant acétabulaire
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