CHIRURGIE SPECIALISEE DE LA HANCHE

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Prothèse de Hanche


 
La Voie Antérieure de Hanche Mini-invasive

Introduction

 
La voie d’abord antérieure de hanche est utilisée dans l’implantation de prothèses totales de hanche (PTH) depuis de très nombreuses années :  
Cette voie d’abord, décrite par Judet (Judet J, Judet H. Anterior approach in total hip arthroplasty. Presse Medicale 1985) a été développée en modifiant les voies de Smith-Petersen (Smith-Petersen M. Approach to and exposure of the hip joint for mold arthroplasty. JBJS Am 1949) et de Hueter (Hueter C. Grundriss der Chirurgie : Vogel, F.C.W., 1883.),  il ne s’agit donc pas d’une technique nouvelle en cours d’évaluation.

 
L’avantage de cette voie d’abord est qu’elle préserve intégralement les muscles, les tendons, les nerfs et les vaisseaux contrairement aux autres approches (antéro-latérale, postérieure, latérale ou par double incision).
 
Cette technique a acquis un caractère mini-invasif dans les années 2000 sous l’impulsion de chirurgiens américains et surtout français qui ont travaillé à l’amélioration du matériel chirurgical (le support du patient, la « table orthopédique », et les instruments, les « ancillaires ») mais également au perfectionnement de la technique chirurgicale proprement dite qui permet désormais à partir d’un abord (et donc d’une cicatrice) de 5 à 10 cm de long de mettre en place parfaitement tous les composants d’une prothèse de hanche, et de telle sorte que la rééducation puisse être débutée quasiment immédiatement après l’intervention et que le départ du patient pour son domicile puisse se faire dans les 48 premières heures post-opératoires, voire même le jour de l’opération dans le cadre d’une prise en charge ambulatoire.

 
Le Docteur Espié a été formé à Toulouse au sein d’une équipe de chirurgie de la hanche internationalement connue et reconnue. Il a au cours de son long apprentissage acquis toutes les clés des différentes techniques d’abord de la hanche. L’expérience du Docteur Espié, les avantages évidents de cette voie antérieure mini-invasive, et la possibilité de l’associer –pour encore plus de précision et de sécurité- aux dernières techniques 3D de planification pré-opératoire, ont naturellement conduit à proposer au quotidien, depuis plusieurs années, cette technique chirurgicale aux patients nécessitant la pose d’une prothèse de hanche.
 


 
Pourquoi la voie antérieure mini-invasive ?

 
Puisqu’aucun muscle n’est sectionné, la vitesse et la qualité de la récupération sont excellentes, le risque de luxation et de boiterie infimes. L’avantage à long terme est un argument supplémentaire pour une voie d’abord antérieure puisque les patients opérés de plus en plus jeunes conservent leur capital musculaire.

 
La voie postérieure, la plus communément utilisée est traumatisante pour les muscles fessiers et les rotateurs externes de la hanche qui doivent être sectionnés. La qualité musculaire après une seconde intervention devient alors très médiocre et le risque de luxation s’accroit considérablement.
 
La voie antérieure possède ainsi un avantage sur toutes les autres voies d’abord qui sectionnent un ou plusieurs muscles capitaux pour la mobilité et la stabilité de la prothèse.
 


 
La procédure chirurgicale

 
Une courte incision cutanée antérieure est nécessaire afin d’aborder la hanche, la longueur de la cicatrice est généralement comprise entre 5 et 10 cm. La capsule articulaire est exposée sans ouvrir les muscles sus-jacents qui sont simplement écartés. La tête endommagée du fémur est coupée puis retirée et la cavité du bassin et le fémur peuvent être préparés à recevoir la prothèse.

 
L’implantation de la prothèse dans le bassin se fait après un fraisage de taille progressivement croissante jusqu’à obtention d’un os de qualité suffisante pour recevoir la cupule (partie de la prothèse implantée dans le bassin). Une fois la cupule impactée (c’est à dire fixée à l’os sans y mettre de ciment, le plus souvent), il faut passer au temps fémoral : le membre inférieur est alors positionné, grâce à une table orthopédique maintenant de façon sûre et précise le patient, en extension et en rotation externe.
Le fémur peut alors être préparé à l’aide de râpes qui vont travailler l’intérieur de l’os. Comme pour le bassin les râpes sont de tailles progressivement croissantes, la tige mise en place a une taille parfaitement adaptée à la morphologie du fémur (le type, la taille et le positionnement des implants étant par ailleurs calculés, planifiés informatiquement avant l’intervention) , elle se cale dans l’os sans utilisation de ciment le plus souvent.
 
Une tête fémorale est ajoutée au sommet de la tige, puis la prothèse fémorale est réduite, c’est-à-dire replacée dans le composant prothétique du bassin : l’articulation de la hanche est ainsi recréée.
 
L’incision cutanée est refermée ; aucune suture de muscle ou tendon n’est nécessaire car aucun muscle n’a été lésé.
 


 
La rééducation

 
La rééducation peut débuter le jour de l’opération.
 
Le kinésithérapeute du service ou votre chirurgien viendront vous vous aider quelques après l’intervention pour que votre premier lever et la reprise de la marche s’effectuent précocement et de façon sûre.

 
Le risque de luxation étant minime, la restriction des mouvements afin d’éviter les luxations après l’opération, habituellement prescrite dans les autres techniques, est inutile.
 
Contrairement aux techniques standards, l’approche antérieure réduit les douleurs postopératoires et la durée de rééducation. Grâce à la préservation des muscles, la hanche est immédiatement stable et la boiterie quasiment absente permettant une reprise des activités quotidiennes rapidement.




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